Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 11:13

A strange story to share

My greatest fear is to be alone and have some free time for myself

Some people fear snakes, others exams, others pressure, others relationships or complexity or whatever. Mine is free time. It’s so paradoxical. These are my moments of greatest anxiety – that I’ve been working on for years in my journey of personal development. Makes me feel embarrassed

I’ve been meditating every morning and every evening for at least 15 minutes for over a year – and many other times during my less active moments of the day. I have developed the belief that by doing so I will attain a level of presence that will allow me to be in peace and in joy with what I’m experiencing – whatever it is.

And as I just relax and let be I often encounter pain … and behind the pain is darkness, dullness, feelingless nothingness, often anguishing, sometimes terrifying, often setting off waves of internal trembling in the skull, sometimes all the way down my back.

My breathing deepens which often doesn’t change this impression of emptiness

Thoughts or dream-states take over for a while and then I return to my breath which leads to this dark emptiness

No enlightenment though sometimes I reach a feeling/sensation/impression of well being that I cherish

And through the months and years I’ve slowly learned to reduce the level of anxiety to stay in this moment without panicking, without escaping, just being there

I haven’t come up with any great “a ha” - I haven’t met God or been hit by the lightning of faith

My “road less travelled” is a progressive road with the experiencing of one step after the other.

These last nights I’ve been left with just darkness – pure black tar – thick, sticky, smelly

This morning I woke with the darkness, the black tar, the nothingness

Slightly warm and fully enclosing – blackening everything

I realized that it was my choice to indulge in this blackness, to accept to bear it – or I also could let it go and pass on

And there’s no right or wrong choice, good or bad choice – just my choice

A choice I made this morning

May I be able to make it again and again

The courage to choose to let go of the darkness

Darkness and slumber have been my protection for everything deep down inside

For years

This darkness oblivion and pain have allowed me to stay hidden all these years – to not take risks – to follow the current – wherever it takes me. Because exposure, expressing myself, expressing my needs didn’t lead to love and I mistakenly thought that darkness, oblivion and pain was the path to love.

How paradoxical that it takes courage to let it go, to let go of that which I’ve been fighting against for so long – I guess that’s what riding the dragon is all about – not trying to fight, just letting go – and let emerge.

Par Christopher Peterson
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 12:12

J’arrive à terme d’une seconde séquence de pratique méditative de 10 semaines orientée sur comment être présent ici et maintenant. Sur la base d’un livre en anglais (the Presence Process de Michael Brown) recommandé par une amie américaine en France. Une pratique relativement simple – 15 minutes de respiration tous les matins et tous les soirs en répétant une phrase simple du type « I invite myself to be spontaneously joyful ». Cette pratique qui est maintenant devenue quotidienne pour moi, est d’actualité car je suis très conscient du fait que j’ai tendance à m’absenter, à moi-même et plus encore aux autres. De plus, pendant longtemps la présence aux autres, qui est nécessaire dans mon métier de coach et de facilitateur, était souvent fatigante pour moi, voir éprouvante.

J’en retiens une conviction très grande de l’importance de la méditation et du questionnement spirituel. Je crois, je sais, que c’est une expérience, un chemin individuel, un cheminement individuel que je ne peux pas transmettre –chacun doit faire son chemin. C’est la base même de la spiritualité. J'en retiens un bénéfice secondaire d'avoir suivi cette pratique: je dédie moins d'énergie dans mon quotidien à gérer ma négativité.

Pourtant, je voudrais partager certains enseignements glanés sur le chemin

  • Les autres me sont essentiels dans cette recherche d’être plus présent dans le ici et maintenant – si je m’isole dans mon for intérieur, si je deviens inabordable pour les autres, notamment ceux qui me sont chers (ma femme, mes enfants, mes associés, mes amis), si les autres évitent ma présence, notamment les enfants, les animaux, tous ceux qui sont au contact de leur intuition et ce qui est vivant en eux, c’est que je m’absente à moi-même
  • Que nous sommes sur terre pour vivre et aimer le plus pleinement possible. Que la quête de possession (argent, apparence, pouvoir, statut, voiture …) n’amène ni épanouissement, ni paix, ni joie durable.
  • Que l’important pour moi est de me poser et me poser encore et encore des questions essentielles. Une question essentielle est quelque fois aussi simple que : qu’est-ce que je ressens en ce moment ?

Concernant mon métier d’accompagnement des entreprises.

  • Que ce qui compte le plus dans une entreprise est sa composante vivante : les hommes et les femmes qui oeuvrent ensemble à l’entreprise. Que toute tentative de réduction de cette partie vivante à des statuts, des catégories (patron, cadre, opérationnel, fonctionnel …) diminue son potentiel (même s’il y a une réalité économique ou sociale derrière ces classifications). Que le plus important pour moi est d’oeuvrer à révéler ce que les gens sont – la vie qui est en eux – les étincelles de créativité, de joie, de confiance en soi et dans les autres, de souhait de dépassement de soi,  …
  • Que j’aime le métier de facilitateur et de coach car pour être efficace il est nécessaire avant tout d’être présent à soi et aux autres, de porter continuellement son attention à ce qui se passe dans le ici et maintenant
  • Que j’aime l’émergence – œuvrer à faire émerger ces merveilles de soudaine prise de conscience, de nouvelles façons de faire, d’être, de nouvelles croyances et visions du monde – que j’appelle l’intelligence collective. Trouver et expérimenter des pratiques, des disciplines qui facilitent cette émergence.
  • I’m interested in the people who care, and hearing the voices of those who care, no matter what their position is. I believe deep down inside all human beings care.
Par Christopher Peterson
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 12:16

J’ai une activité auquel je recours quand je suis stressé. Chacun le sien. Le mien c’est de jouer aux cartes sur l’ordinateur. Il y a un jeu solitaire qui s’appelle Spider. Je choisis le niveau difficile. Le jeu me prend de 20 minutes à 40 minutes car si je suis bloqué, je recommence. Cela pourrait aussi prendre la forme pour moi d’un bon sudoku, d’un bon mot croisé, d’une bonne BD, d’un petit série télévision stupide … tout ce qui me permet de m’échapper, de trouver un refuge à mes angoisses, soucis, problèmes, état intérieur. Moi j’appelle cela m’éteindre. Ce vice là a l’avantage de ne pas avoir trop d’effets secondaires et d’exercer mon cerveau.

 

Pourtant ce vice là m’emmerde. 30 minutes c’est long. Pendant ce temps je suis indisponible à toute la vie autour de moi, je me coupe littéralement du monde. J’ai souvent honte de moi quand ma femme ou mes enfants me voient dans cette activité solitaire. Et aussi je me coupe de moi-même. Il m’arrive, comme quand je me suis arrêté de fumer, que je me discipline et que je m’empêche de jouer. J’ai alors des symptômes de manque. Et puis je ne vois pas pourquoi je me refuserais ce petit plaisir. D’ailleurs mes coachs et thérapeutes successifs m’ont conseillé d’y avoir recours tant que j’en avais besoin et de ne pas être trop dur avec moi-même. Mais quand même, quand ça va mal je peux jouer plusieurs fois par jour à ce putain de jeu.

 

Récemment il m’est venu une idée. Puisque j’aimais tellement jouer aux cartes, pourquoi ne pas créer mon propre jeu de cartes auquel je jouerai quand je serais dans cet état de manque. Un jeu qui prendrait une demi-heure. Et j’ai pensé faire une liste de 52 activités – toutes ces activités que j’ai appris au long de mon parcours de développement personnel, tous mes moments de ressourcements, toutes les choses qui m’ont procuré du plaisir de les avoir réalisées. Parce qu’ils me faisaient du bien soit physiquement (yoga, shintaido, faire un tour en vélo …) soit émotionnellement (acheter un cadeau, faire quelque chose pour un membre de ma famille …) soit « spirituellement » (méditation, tirer le Yi Jing …) soit professionnellement (créer des outils de coaching , revoir ma vision à long terme de mon activité…) soit chercher à œuvrer pour que mes rêves se réalisent, …

 

Et donc quand j’ai envie de jouer, je tire une carte, et pendant 30 minutes je me consacre à cette activité là – avec autant d’intensité qu’à mon jeu Spider. Et comme je ne crois pas au hasard.

 

Enfin je viens juste de commencer, ça marche pour le moment, c’est passionnant et amusant alors je voulais le partager avec vous.

Par Christopher Peterson
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 21:04

Dans mon accompagnement des entreprises, en tant que coach, facilitateur de réunion, ou de consultant en organisation apprenante, je rencontre souvent des enjeux de sens – le sens de nos actes, quelle intention, quel objectif, à quelle fin ? Je les rencontre dans les formations de développement professionnel/personnel que je suis pour me professionnaliser (communication non violente, élément humain, PNL, Coach & Team de Transformance, techniques du dialogue, de l’intelligence collective)

 

Ce métier d’accompagnant m’amène à me pencher sur les croyances – mes croyances, les croyances des gens que j’accompagne – qu’ils soient en position de dirigeant ou non, les croyances collectives des entreprises pour lesquelles je travaille, également les croyances qui sous-tendent les méthodes de coaching et d’accompagnement.

 

Mon intérêt pour les croyances remonte à une dizaine d’années, à la lecture d’un livre – le chemin le moins fréquenté de Scott Peck. Dans une partie de ce livre il parle des religions – il dit que chaque être a sa propre « religion » – son explication propre du sens de la vie, de sa vie, de la mort – ses croyances en ce domaine. Que ne pas croire en Dieu est une croyance. Quelle duperie de parler de croyants et de non croyants. Je me suis mis à m’interroger sur mes propres croyances, sur ce qui sous-tendait ma propre vision du monde. J’ai compris progressivement que tout ce que je prenais comme objectivité, comme vérité, même la science, était basé sur des croyances – que les fondements de ce que nous tenons pour vrai sont également des croyances subjectives. Ce chemin sans fin sur la mise en lumière des croyances m’émerveille.

 

Je crois quant à moi qu’il est important aujourd’hui de donner importance à ces questionnements du sens. Les réponses que nous trouvons peuvent être cachées ou tues – peut-être est il important qu’elles soient tues. Il semble qu’il est souvent important qu’elles le soient. Pour moi c’est la question qui compte.

 

Dans mes accompagnements, j’amène parfois les individus et les collectifs à prendre conscience de leurs croyances, à se rendre compte que ce qu’ils prennent pour la vérité est fondée sur des croyances subjectives (et non une réalité objective supérieure).  Et paradoxalement, dans cette période de forte transformation du monde, je trouve que cette prise de conscience est libératrice. Nous sommes responsables de ce que nous croyons, quelque soit notre position dans la collectivité (dirigeant, manager, employé, consommateur, homme ou femme politique, citoyen …).

Par Christopher Peterson
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 17:16

In these stormy times, the leaders and managers whose paths we cross, brace themselves, bow their heads to the wind, stick to the essentials with their teams and work harder than ever. Some get sick on their way, but most just buckle their belt and make the best of it

 

Comment faire quand on ne trouve plus de gras à couper – quand on est arrivé au muscle et à l’os ? Comment définir une feuille de route pour une équipe quand on est censé maintenir les activités héritées du passé, innover avec une ou deux personnes en moins, avec des résultats visibles dans les 6 prochains mois ? Où trouver le temps quand on se rend compte qu’on n’a pas le temps de répondre aux demandes des êtres chers ? Ce temps qui semble nous échapper inexorablement. Quand chacun s’essouffle et se demande à quoi bon ? Quand chacun ploie sous le poids des activités croissantes, des emails non traités ? Quand on prend de plein fouet une baisse d’activité avec ses conséquences (coupes budgétaires, licenciements, restructurations) ? Comment reprendre le gouvernail, comment être responsable quand tant semble nous dépasser ?

 

Je trouve que ces temps difficiles que nous vivons sont salutaires en ce qu’ils nous éveillent à notre responsabilité. Lorsque les vents sont favorables, lorsque le marché est en croissance, lorsque notre business model tourne bien, nous pouvons nous reposer sur notre environnement, sur nos leaders, sur le système et vaquer à la réalisation des objectifs qui nous sont donnés, au respect des contrats du passé, à la satisfaction de nos envies du moment, sans se soucier des conséquences, sans être pleinement responsable de nos actes.

 

Les temps actuels nous ramènent aux questions essentielles (pour la majorité d’entre nous dont la survie physique n’est pas menacée) : Qu’est ce que je veux faire de ma vie, qu’est-ce qui compte le plus pour moi ? Qu’est-ce que j’aime par-dessus tout ? Quand est-ce que je suis vraiment dans mon élément ? Il nous arrive de plus en plus souvent de demander aux membres des collectifs que nous accompagnons de réfléchir individuellement à la réponse à ce type de questions. Quelquefois il est opportun pour les membres du groupe de travail de partager leurs réponses à ces questions individuelles – mais cela prend du temps et dans les temps actuels, notre temps est compté. Le plus souvent ce n’est pas la peine : il est paradoxalement beaucoup plus facile de s’entendre à court terme sur des objectifs communs lorsque chacun est enraciné sur ce qui est essentiel pour lui. Et ces repères là deviennent essentiels pour garder le pied marin quand le bateau tangue.

Par Christopher Peterson
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